À la une · Pièce maîtresse
Ferrari F40, le testament ultime d'Enzo Ferrari
Une voiture d'ingénieurs, sans concession : comment ne pas céder au testament ultime du fondateur ?
Dévoilée en 1987 pour célébrer les 40 ans de la marque au Cheval Cabré (fondée en 1947), la Ferrari F40 est la dernière voiture personnellement approuvée par Enzo Ferrari, disparu l'année suivante, en août 1988. Conçue sans le moindre compromis, elle incarne à elle seule la philosophie du fondateur : une voiture d'ingénieurs, pensée pour la performance pure, sans aucune concession au confort.
Sous son capot arrière loge un V8 de 2,9 litres à double turbocompresseur, développant environ 478 chevaux pour à peine plus d'une tonne sur la balance — une carrosserie mêlant Kevlar, fibre de carbone et aluminium, collée sur un châssis tubulaire en acier. De quoi propulser la F40 de 0 à 100 km/h en 4,1 secondes et jusqu'à 324 km/h en pointe, faisant d'elle la première voiture de série de l'histoire à franchir la barre symbolique des 200 miles par heure.
Cet extrémisme se retrouve jusque dans l'habitacle : ni direction assistée, ni ABS, ni moquette, ni poignées de porte — remplacées par de simples cordelettes — et des vitres coulissantes en plexiglas sur les premiers exemplaires. À peine 1 311 exemplaires ont été produits jusqu'en 1992, faisant de la F40 l'une des Ferrari les plus pures et les plus recherchées jamais construites.
1987 – 1992