À la une · Pièce maîtresse
Ferrari Testarossa, icône flamboyante des années 80
Un flat-12 hérité de la Formule 1, une silhouette entrée dans la légende du grand écran : comment ne pas vouer un culte au Cheval Cabré ?
Présentée en octobre 1984 au Salon de Paris, la Ferrari Testarossa frappe immédiatement les esprits par sa silhouette signée Pininfarina (Leonardo Fioravanti) : une carrosserie élargie par rapport à sa devancière la 512 BBi, et surtout ces célèbres persiennes latérales qui ne sont pas qu'un effet de style — elles alimentent en air les radiateurs déplacés sur les flancs, une solution qui libère l'avant et améliore la répartition des masses. Sous le capot arrière loge un flat-12 (« Boxer ») de 4,9 litres, héritier direct des moteurs à plat qui ont porté Ferrari au sommet de la Formule 1 dans les années 1970 : environ 390 chevaux, le 0 à 100 km/h en 5,2 secondes et une vitesse de pointe frôlant les 290 km/h.
Le nom même de la voiture est un hommage : « Testarossa », littéralement « tête rouge » en italien, désigne les caches-culbuteurs peints en rouge du moteur — un clin d'œil direct à la 250 Testa Rossa des années 1950, triple victorieuse aux 24 Heures du Mans. De quoi nourrir, chez les passionnés de la marque au Cheval Cabré, un attachement qui doit tout autant à la Formule 1 qu'à ce riche héritage sportif.
Mais la Testarossa doit aussi sa notoriété au grand écran. Elle apparaît dans 60 Secondes Chrono (2000, déjà citée pour la Mustang Fastback de cette gazette), et surtout dans Rocky V (1990), réalisé par John G. Avildsen, avec à l'affiche le seul et unique Sylvester Stallone — une apparition qui achève d'ériger la Testarossa en symbole absolu de l'excès flamboyant des années 1980.
1984