Longtemps, j'ai hésité à publier cette transformation, car avant tout, je l'ai faite pour moi.
Mensurations perdues
Mon journal
Plutôt que de résumer, je préfère partager mes publications, écrites sur le moment : elles disent mieux que tout ce que j'ai traversé.
1er mai 2025
J'ose publier
J'ai longtemps hésité à publier cette transformation, car avant tout, je l'ai faite pour moi. En un an, j'ai perdu 50 kilos. Au bout d'un moment, on ne perçoit plus le changement dans le miroir ; seules les photos ne trompent pas et me permettent aujourd'hui de remettre un visage sur la Marie d'avant. C'est très intrusif pour moi : je n'ai jamais accepté de publier une photo de moi en entier, et pendant longtemps je les effaçais toutes — quel calvaire, ensuite, d'en retrouver ne serait-ce que deux ou trois !
Le déclic est arrivé comme une claque. J'avais souvent « eu l'envie », mais l'envie ne dure qu'un temps. Cette fois, je me suis découvert une ténacité, une détermination, une discipline et une motivation sans faille.
Je ne recommande pas la façon dont j'ai mené cette année — certains l'ont qualifiée d'extrême. Mais elle me convenait, et elle me convient encore. Comment ai-je fait ? Je ne sais pas faire les choses à moitié : à la salle, je me suis donnée à fond, six jours sur sept, de 30 minutes à 1h45 de vélo elliptique, en augmentant sans cesse la difficulté. Côté alimentation, un grand merci à une application qui m'a facilité la tâche la plus ingrate — compter les calories. J'adore cuisiner : j'ai privilégié les produits frais et non transformés, aucun grignotage (les placards étaient vides !). Le meilleur geste de solidarité envers soi-même : ne rien acheter qui donne envie. Un restaurant de temps en temps, pour garder une vie sociale — et j'en ai refusé plus d'un.
J'ai parfois insulté la balance, et je l'ai même envoyée valdinguer à l'autre bout de la salle de bain, ces semaines où le poids ne bougeait pas malgré les efforts. C'est là que j'ai appris la patience et la résilience. Aujourd'hui, j'ai repris la musculation en plus du cardio, cinq jours sur sept, avec les mêmes habitudes alimentaires. Je partage tout cela pour dire une chose : tout est possible. Je n'ai jamais eu cette forme physique, ni ne me suis sentie aussi bien dans ma peau.
3 juillet 2025
−56 kg
−50 kg en un an, puis −6 kg en six mois tout en me sculptant : −56 kg. Un poids que je ne peux même pas soulever ! Un travail de discipline, de patience et de rigueur. On ne lâche pas : cinq séances par semaine de musculation et de cardio, une alimentation contrôlée et millimétrée.
Mon corps se dessine et se raffermit peu à peu. Il n'est pas parfait — il ne le sera jamais — mais je suis plus que fière du travail accompli. Heureusement que les photos existent : au quotidien, le cerveau met énormément de temps à imprimer la nouvelle image dans le miroir. Je suis passée de 2XL à S, du 50‑52 au 36, mais l'intégration psychologique est longue et demande de prendre du temps pour soi.
Je n'ai plus d'objectif de poids : il est atteint. Le plus dur commence — maintenir, et améliorer.
17 septembre 2025
Un passage à vide
Aujourd'hui, je vous écris avec une motivation débordante, et ça fait du bien ! J'ai eu un vrai coup de mou avant l'été : je gardais mes habitudes — cardio, musculation, nutrition — mais sans conviction, sans énergie, sans envie. Je le faisais quand même, ce qui est déjà beaucoup.
Pendant mon année et demie à perdre 56 kg, j'avais acquis une discipline inébranlable, parce que j'avais un but précis. Aujourd'hui, il est atteint, et l'étape de la stabilisation est tellement plus dure : croyez-moi, perdre 56 kg, à côté, ce n'est rien ! J'apprends depuis des mois à écouter mon corps pour trouver l'équilibre qui me permet de ne plus reprendre ni perdre de poids. C'est fatigant et frustrant, mais je m'accroche, car je sais que je vais y arriver. Je voulais simplement partager ce moment de faiblesse — et la joie d'en être sortie.
14 octobre 2025
Nouvelle routine
Une petite mise à jour. J'ai changé ma routine. Avant : 35 minutes de renforcement musculaire (4 séries de 15 répétitions), 35 minutes de cardio au vélo elliptique et 15 minutes d'abdominaux. Aujourd'hui : 35 minutes de musculation (4 séries de 8 répétitions au poids maximum), 1 heure de cardio sur tapis (marche rapide à 6 km/h, inclinaison croissante) et 15 minutes d'abdominaux. Côté nutrition, j'ai revu mon petit-déjeuner et augmenté les protéines à chaque repas.
Résultats : je dors mieux, je me sens moins fatiguée alors que mes séances sont plus intenses, le poids est stable et mon corps continue de s'affiner. Psychologiquement aussi, ça s'améliore : atteindre mon objectif avait été une vraie perte de repères, je me suis sentie perdue. La « stabilisation », ça veut dire quoi, au juste ? Je n'avais jamais eu à le faire, et j'ai besoin de me structurer pour avancer. Alors je fais des essais, j'accepte quand ça ne marche pas, je me remets en question. Ce chemin ne sera jamais parfait : quand la situation ressemble à un échec, je souffle un grand coup, et madame Résilience et madame Patience reviennent m'aider. Et on avance.
21 janvier 2026
Deux ans, jour pour jour
Il y a deux ans, jour pour jour, le déclic s'est déclenché. Je me suis dit : « Marie, reprends-toi en main. Tu sais comment faire : bien manger et te donner à fond au sport — en plus, tu adores ça. » Je n'avais aucune idée d'où cela me mènerait.
Il y a un an, le bilan de mes 365 premiers jours : −56 kg, −25 cm de tour de poitrine, −36 cm de tour de taille, −37 cm de tour de hanches. Objectif atteint, et même dépassé, plus tôt que prévu — je n'avais fixé aucune échéance.
Aujourd'hui, deux ans plus tard : un an de stabilisation. Ce n'est pas mon étape préférée, loin de là. On aimerait se croire « tranquille »… mais non : vigilance, résilience et rigueur doivent rester mes meilleures amies.
Je crois avoir développé, en fin d'année, un trouble du comportement alimentaire, sur fond de stress professionnel et personnel : je ne contrôlais plus rien, tout allait trop vite, et j'ai cru que tout était fichu. Puis les fêtes sont passées, l'année s'est terminée, et ce trouble s'est arrêté d'un coup. J'ai compris qu'il me fallait apprendre à gérer autrement mes périodes de stress — je serai prête, la prochaine fois.
Aujourd'hui, ma routine tient en trois mots : équilibrage alimentaire précis, sport cinq jours sur sept, et un bon sommeil. On dit qu'une stabilisation complète représente environ un mois par kilo perdu : sur 56 mois, je n'en ai fait que 12 ! Le travail est loin d'être fini. Le plus important, c'est de continuer avec bienveillance envers moi-même. Je suis fière de moi : je ne me suis jamais sentie aussi bien.
28 juillet 2026
Actuellement
Tout d'abord, il y a eu le choc des −50 kg quand j'ai décidé de confronter les photos de l'été 2025 à celles d'avant le déclic du 21 janvier 2024 : −50 kg en un an. Puis −6 kg en six mois. Puis il y a eu une petite reprise de poids, que j'ai réussi à accepter et à corriger.
Aujourd'hui, j'affiche une nouvelle transformation de quasiment un an, jour pour jour : −10 kg sur cette dernière année, et je constate la différence. Mon corps a encore changé, il est plus tracé. Je suis fière.
Au total, −60 kg depuis janvier 2024. Et psychologiquement, je suis devenue la personne que je rêvais d'être.